Dans les années 1970, la SBAFER (Société bretonne d’aménagement foncier et établissement rural) acquiert Trémelin : comme les « Safer » regroupent à l’époque les terres agricoles, sacrifient les haies, encouragent le développement de l’agriculture sur le modèle industriel, la « Sbafer » veut créer ici une « base de loisir ». Une piste de luge est même imaginée. Dans les années 1970, la commune d’Iffendic achète les lieux : 150 000 euros. Emblématique : sur le modèle urbain, les égoûts sont conduits par un réseau de canalisation à plusieurs kilomètres de là. Autour du site, les haies tombent peu à peu, et ce qu’il en reste fait mal à voir. Déjà en 1984, voici ce que dit le maire du village dans Ouest France : « La commune d’Iffendic apprécie d’autant moins cette clause (obligation de combler le déficit de l’association gérant les équipements) que les retombées économiques de Trémelin ne lui apparaissent pas évidentes :  »J’ai fouillé dans les poubelles. J’y ai trouvé des sacs de Carrefour, de Rallye, d’Unico » ». Trente-cinq ans plus tard, mis à part les sacs de plastique de Super-U, même constat. Sauf que depuis les équipements ont largement grignoté sur la nature, comme s’il fallait perpétuer l’échec pour ne jamais devoir l’avouer à l’électeur.

Artificialisation des sols.